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Le doudouk domine depuis près de 1500 ans la musique des cultures du Caucase et d'Anatolie Orientale. L'abricotier étant l'arbre emblématique de l'Arménie, il est tout naturel que ce soit dans son bois qu'est tourné le fût cylindrique de ce hautbois. Il peut aussi être en bois de noyer ou poirier. Sa caisse de résonance cylindrique comprend de nos jours, jusqu'à huit trous et deux trous de résonance sur la face arrière. Il comporte à son extrémité, une anche double constituée d'un segment de roseau aplati dont l'extrémité est très large (2 à 3 cm) et qui mesure de 6 à 8 cm. Elle est accordable grâce à une ligature de bois souple. Le musicien place extrémité de la hanche entre ses lèvres et celle-ci n'est donc pas libre. On obtient un seul mode vibratoire, ce qui limite la tessiture du Doudouk à une seule octave et une tierce. Sa sonorité se rapproche du registre grave de la clarinette. L'instrument se joue en souffle circulaire, en particuliers pour le bourdon (dam) ou en respiration naturelle. L'extrême expressivité provient de l'art du souffle, de la subtilité des doigtés et de la pince des lèvres. Il existe plusieurs types de Doudouk, suivant la longueur du corps. Les deux principaux sont ceux en La et en Mi. Le premier, plus aigu, est adapté à la musique d'orchestre. Le second, plus long et plus grave, est utilisé pour l'exécution des solos.
Instrument de base de la musique populaire, on le trouve sous des formes très semblables depuis l'inde jusqu'au bassin méditerranéen et en Europe où il fut introduit au XVI e siècle. Le Zourna arménien est composé d'un tuyau conique en bois dur (souvent du jujubier ou de l'abricotier), généralement tourné. L'anche double, faite en roseau, s'adapte sur un petit tube de cuivre (appelé " mil " ) pourvu d'un petit disque métallique servant d'appui pour les lèvres. La technique de souffle s'apparente à celle du doudouk, mis à part que la hanche est libre (les lèvres du musicien l'entourent ). Le son du zourna se rapproche de celui du Biniou breton, c'est un son puissant et strident. L'association Dehol/Zourna est typique de la musique orientale et apparaît dans toutes les fêtes et réjouissances villageoises, en particuliers dans les mariages.
C'est la flûte traditionnelle jouée par les bergers d'Arménie. Il est similaire au piccolo de part sa taille et son timbre et est fait en roseau ou en bois d'abricotier. Il possède sept trous sur sa face avant et un trou sur sa face arrière et d'un sifflet à son bout que l'on place entre ses lèvres. Son embouchure en forme de bec, est percée d'une fente étroite qui dirige le filet d'air vers un biseau. La tessiture peut atteindre deux octaves et demie, le musicien passant d'un mode vibratoire au suivant en faisant varier la pression de l'air qu'il insuffle. C'est un instrument au timbre clair et cristallin permettant une coloration douce et nostalgique. Comme le Doudouk, il en existe plusieurs types, selon leurs tailles. A l'origine, il était joué en solo, mais l'apparition de grands ensembles l'a intégré à son pupitre de vents.
Il dérive du Setâr indien et fait partie de la famille des Luths à long manche. La caisse en forme de huit est faite en bois de mûrier et la table est constituée d'une membrane faite de la peau qui entoure le coeur du boeuf ou d'une peau de poisson. Le long manche en noyer, dont la face supérieure est plane, est à frettes : vingt-deux ligatures en boyau ou en nylon, qui peuvent se déplacer à volonté. Les cordes sont pincées à l'aide d'un petit plectre en corne. Le Tar possède 11 cordes, 5 cordes pour la mélodie et 6 pour l'harmonie, dont huit sont à double choeur.
Instrument de la famille des cithares, il semble tirer ses origines d'un instrument analogue de l'inde ancienne ainsi que d'une invention attribuée à Pythagore 'en grec, kanone signifie " règle " ou " loi " ). Le Kanone possède une caisse de résonance en bois, plate et trapézoïdale. Soixante-douze à soixante-quinze cordes en boyau ou en nylon accordées par groupe de trois, sont tendues parallèlement, ce qui donne un volume de son de vingt-quatre à vingt-cinq tons. Elles aboutissent aux chevilles implantées sur l'autre côté : elles sont donc de longueur dégressive. Les cordes sont posées sur une peau de poisson. Près du chevillier et dans toute sa longueur, des plaquettes mobiles, en métal, sont placées sous chaque groupe de cordes. Le Kanone est accordé dans la gamme diatonique : les plaquettes, ou clefs, permettent de hausser ou de baisser les cordes d'un demi-ton. L'étendue de sa tessiture dépasse parfois les trois octaves. Il est frappé de plectres en cornes fixés aux doigts. Le joueur glisse sur les cordes avec la main gauche, suivi d'un léger décalage de la main droite, ce qui donne une mélodie polyphone légèrement syncopée lorsqu 'elle a une octave d'intervalle.
Percussion d'origine indienne. La caisse, à l'origine hémisphérique, s'est peu à peu transformée pour devenir un cylindre. Le dehol arménien est constitué d'un cylindre de bois (diamètre : 33 cm, hauteur : 33 cm) sur lequel sont tendues deux peaux animales à l'aide de cordages. On joue le plus souvent à mains nues. L'instrument repose par une de ses arêtes sur la cuisse du musicien assis qui frappe la peau opposée. On joue tantôt à pleines mains (sons forts), tantôt du bout des doigts (sons légers). |
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Dernière Mise à jour le : 26/03/2004 |